Courtoisie: Union des écrivaines et des écrivains québécois - Facebook

Retour sur La nuit de la lecture au Québec 2021

Samedi dernier, le 23 janvier, se tenait la troisième édition de La nuit de la lecture organisée par L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et la Fondation Lire pour réussir. La soirée proposait 30 activités virtuelles en direct de 18h à 23h. Un panel d’une cinquantaine d’écrivaines et d’écrivains québécois attendait son public afin de réaliser des lectures intimistes, inédites et réconfortantes.

Un projet rassembleur

La nuit de la lecture est arrivée à point nommé dans le calendrier confiné des Québécois.es. En effet, les organisateurs de l’événement s’attendaient à une centaine de participant.e.s, mais nous pouvions en compter plusieurs milliers! L’organisation des rencontres web a d’ailleurs pâti de ce succès, l’accès aux différentes salles virtuelles ne s’est pas fait sans accros techniques. Néanmoins, ce rendez-vous littéraire a eu une résonance positive, voire essentielle: la communauté des lecteurs et lectrices existe, résiste, et se réunir ainsi sous le même désir de se faire raconter des histoires avait quelque chose de salvateur. La nuit de la lecture a sans aucun doute réalisé son projet de célébrer la littérature et sa nécessité au sein de notre communauté, tout en insufflant à son public des nouvelles idées de lecture.

Tous les goûts sont dans la lecture !

La nuit de la lecture offrait une programmation contrastée s’étalant de 18h à 21h, avec six activités par heure. Nous nous sommes promenés parmi les diverses interventions et, d’une lecture à l’autre, les atmosphères étaient des plus variées.

Le ton décontracté et la bonne humeur de Simon Boulerice sur fond d’une bibliothèque surchargée ont inauguré la soirée. L’auteur adoré a présenté à son auditoire ses souvenirs d’enfance à travers des extraits de son dernier livre, Pleurer au fond des mascottes. Nous sommes ensuite tombés sur Jean-Paul Daoust, récitant quelques poèmes choisis dans une atmosphère obscure de connexion lente qui a apporté quelque chose de mystique à ce moment. Changement de salle, changement d’ambiance lorsque nous avons rejoint dans son bureau l’orateur David Goudreault et ses slams, sa joie communicative et ses messages d’espoir ainsi que MC June, artiste musical, qui a déclamé un texte tout en rime sur «le temps», l’ennemi à abattre! Nous avons terminé notre tour d’horizon avec Renée Robitaille et Véronique Bachand, véritables artisanes de la langue, conteuses toute en assonances et émotions. Nous sommes passés à travers les fenêtres, nous avons retrouvé notre disponibilité, notre écoute, notre appartenance, justement, à un temps de la lecture.

Lire pour réussir

Lire pour réussir à découvrir, à comprendre, à aimer. La littérature a bien des projets, comme le rappelait la diversité des auteurs et autrices invité.e.s et les sous-titres des activités: «Des mots qui résonnent», «Des mots pour s’endormir… moins niaiseux!» ou encore «La nuit fantastique». Que vous préfériez la poésie, le policier, la littérature jeunesse ou le fantastique, le monde littéraire est gonflé de possibilités: les mots peuvent être doux, engagés, mystérieux.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de nous évader des carcans de notre quotidien. Cette échappatoire se trouve dans la lecture qui permet de se décloisonner et de résister à l’impératif que nous traversons. La nuit de la lecture nous a rappelé que la littérature est un territoire de liberté, le seule parfois qui nous reste, et qui n’attend que son exploration.

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