Courtoisie: Festival Quartiers Danses - Facebook

Pour sa 18e édition qui se déroule du 11 au 20 septembre 2020, le Festival Quartiers Danses a dû se renouveler, pour ne pas dire se réinventer, et il a su le faire de main de maître en transposant la plupart de sa programmation en ligne. En raison des normes sanitaires en vigueur – ou grâce à elles! – le festival met de l’avant plus que jamais le talent des artistes d’ici. Voici donc un éventail de ce que vous réserve le FQD.

Fondé en 2000 sous l’appellation Transatlantique Montréal pour revêtir en 2009 le titre qu’on lui connaît aujourd’hui, ce festival de danse a pour principale mission, selon le mot de bienvenue du directeur général et artistique Rafik Hubert Sabbagh, de faire «rayonner la danse de création sous toutes ses formes et hybridités». Le FQD atteint une fois de plus son objectif cette année avec sa nouvelle formule qui se déroule surtout sur le web, mais également en contexte urbain.

Court-métrage «Ombre verte» (Chorégraphe, Geneviève Gagné et réalisateur, Mateo H Casis). Courtoisie: Festival Quartiers Danses - Facebook

Fidèle à lui-même, le FQD investit donc non seulement la ville de Montréal, mais aussi le web.

«La mission du FQD, amener la danse là où elle n’est pas, prend différemment son sens en période de pandémie. Dans ce contexte, le numérique apporte de nouvelles possibilités pour une diffusion plus vaste de la danse de création d’ici», précise Marc Béland, président et porte-parole.

En effet, chaque jour, du 11 au 18 septembre sur le coup de 11h, le festival met en ligne deux courts-métrages issus d’une collaboration entre un.e chorégraphe et un.e réalisateur.trice.

Ces rencontres et échanges donnent lieu à des œuvres magnifiques explorant la danse, certes, mais aussi et surtout, le monde. Car il s’agit bien de visions du monde uniques qui nous sont données à voir. Soulignons notamment la performance magistrale de Jean-Benoît Labrecque dans Sainte-Monique, court-métrage chorégraphié et réalisé respectivement par Andrea Peña et Bobby León, ainsi que l’émotion brute et percutante que transmet Touch grâce à la création de Kyra Jean Green alliée à la réalisation de Brittney Canda.

Des entrevues menées par Marc Béland, porte-parole du festival depuis 2012 et président du conseil d’administration, accompagnent ces œuvres et sont un superbe complément pour qui voudrait en découvrir davantage à propos de ce qui inspire les chorégraphes et réalisateurs.trices.

La programmation propose aussi des prestations extérieures qui se déploient un peu partout dans la ville de Montréal. Que ce soit au Musée des beaux-arts de Montréal, au Quartier des spectacles, dans le quartier Sud-Ouest ou encore tout près du Musée McCord, ces «performances spontanées» sont une autre façon d’entrer en contact avec un public diversifié, initié ou non à l’art de la danse. Pour éviter les attroupements, le FDQ n’indique pas d’heure précise quant au moment de ces spectacles urbains, seulement le lieu et la date.

Instagram will load in the frontend.
" data-instgrm-version="13" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);">

Au détour de la Place du Marché Atwater, dans l’arrondissement Sud-Ouest, vous pourrez admirer une exposition photographique rétrospective, des clichés capturés par les deux photographes officiels du Festival Quartiers Danses, Jackis Hopfinger et Romain Lorraine. Les différents tableaux vous feront découvrir ou redécouvrir certains des moments marquants du FQD de 2013 à 2019. Et si vous ne pouvez pas vous déplacer, il est toujours possible de voir cette exposition en ligne.

«De plus, cette année, je souhaite souligner le travail des créatrices et dédier cette 18ème édition à ces femmes de danse fortes et résilientes qui composent la majeure partie de notre programmation», souligne le directeur général et artistique, Rafik Hubert Sabbagh.

Autre élément intéressant du festival: le Projet Elles. Alliant appel téléphonique et application Zoom, il s’agit d’une «expérience sonore où cinq femmes vous invitent à décrocher et à partager au téléphone l’expérience performative et intime de Elles. Chaque appel est unique et vous présente une expérience sonore et somatique différente». Intrigant, non?

Le 19 septembre à 14h sera lancée la programmation cinéma. Celle-ci propose pour un temps limité 10 courts-métrages, sélectionnés par les cocommissaires Marlene Millar et Rafik Hubert Sabbagh, qui explorent la danse et le cinéma. Des réalisateurs.trices d’ici et d’ailleurs vous partageront des facettes de leur univers et c’est le moment parfait pour les découvrir.

Finalement, c’est le 20 septembre que sera mise en ligne la vidéo de la table ronde qui risque d’être fort intéressante. À la suite des événements entourant la mort de George Floyd, et parce que promouvoir la diversité et l’inclusion dans le milieu de la danse fut un objectif dès la fondation du festival, le FQD propose une table ronde où des chorégraphes «discuteront de la diversité, de l’inclusion et du racisme dans le milieu de la danse».

C’est donc un calendrier d’événements diversifiés et accessibles qu’offre le Festival Quartiers Danses cette année!

Share on facebook
Facebook